Reflexions existentielles

De la prise de tete a tartiner

13 novembre 2005

Dimanche, le café est amer et je pue la clope

Je me brûle les lévres sur un café extra noir en tentant de remettre mes idées en place... pourquoi je fais ça? Pourquoi je suis là? Qu'est ce que j'attends? Le probléme est que je n'ai rien à répondre, rien à dire, rien à faire. Ca commence bien... ma cigarette se consume (et ya plus d'ange ici) et j'ai déja envie d'en allumer une autre. L'odeur de tabac froid mélangée à celle que dégage les fringues que je n'ai pas enlevées hier soir en me couchant, le tout avec l'amertume du café me rappelle qu'on est dimanche et que je détéste les dimanches. Les sons qui me parviennent du dehors sont aussi révélateurs d'une journée morne et sans intêret, grise et vide comme mon esprit embrumé genre "lendemain de fête". Et pourtant je n'ai rien fété. Une fois de plus il est parti, laissant femme et enfant sans bouée de sauvetage derrière lui et je pense qu'il va falloir, une fois de plus, combler le vide de sa présence charismatique. Je devrais donner nouvelles à famille et amis, genre prévenir que je vis encore et que ma vie n'a pas changé d'un pouce mais non. Eux aussi restent muets et peut être qu'ils sont morts, que sais-je. Ces derniers temps, j'ai surtout favoritisé ma vie parisienne, oubliant presque que j'en avais une autre avant. Mes muscles sont encore endolories de la veille, je tends mes bras comme si je voulais toucher le ciel et vais chercher une seconde cancerette, attendant que l'heure vienne.

Posté par medulla à 01:02 PM - Ancien Testament - Commentaires [0] - Permalien [#]

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